Présentation
Une aventure à travers l’espace et le temps !
Créée en 1963 par Sydney Newman, Doctor Who est une véritable réussite télévisuelle, tant en longévité qu’en audience. Aussi célèbre outre-Manche que les classiques Chapeau melon et bottes de cuir ou Le Prisonnier, cette série de science-fiction historique, qui s’adressait à l’origine aux enfants, a su conquérir un vaste public et acquérir rapidement une autre dimension avec l’introduction de méchants monstres : les Daleks. Au fil des années, des générations de Britanniques se sont ainsi passionnés pour les voyages et les combats spatiaux d’un extra-terrestre à visage humain ! Malgré son succès, la série s’interrompt en 1989, après plus de vingt ans à l’écran. En 2005, le scénariste et producteur Russell T. Davies, fan absolu, décide de la relancer. Il remporte immédiatement l’adhésion du public. En 2010, il passe le flambeau à Steven Moffat, à qui on doit cette cinquième saison de la série à l’humour décapant et tout aussi surprenante, délirante, extravagante… Matt Smith, qui succède à David Tennant et incarne le 11e Seigneur du Temps, va partager ses aventures avec une nouvelle venue, Amy Pond, interprétée par l’actrice écossaise Karen Gillan. Ensemble, et au cours des treize épisodes de la saison, ils vont partir dans la Venise du XVIe siècle, la France des années 1890 ou encore à la découverte d’un Royaume-Uni inconnu, celui du futur. Comme toujours, les ennemis historiques du Doctor Who, les Daleks, ne sont jamais loin. Mais les deux héros auront à affronter bien d’autres êtres redoutables, tels que des vampires extra-terrestres, des reptiles humanoïdes, des ombres silencieuses, sans oublier les terribles Anges pleureurs…
Chiffres clés
Un succès incontestable
L’arrivée de la nouvelle saison et celle de Matt Smith, le dernier Doctor Who en date, ont été plébiscitées par le public britannique. Environ 9,6 millions de personnes étaient devant le petit écran pour suivre les aventures du Seigneur du Temps. L’audience, qui a battu tous les records de sa case horaire, est aussi la meilleure obtenue par la BBC pour la diffusion d’une série en 2010. Un succès qui ne s’est jamais démenti par la suite.
Fiche technique
Une série de 13 x 52 minutes
Scénariste
Steven Moffat (Jekyll, Six Sexy, Sherlock)
Et
Richard Curtis (Quatre mariages et un enterrement)
Mark Gatiss (Le Club des Gentlemen, Sherlock)
Gareth Roberts
Toby Whithouse
Réalisation
Jonny Campbell, Andrew Gunn, Toby Haynes, Catherine Morshead, Adam Smith, Ashley Way
Producteurs exécutifs
Steven Moffat
Beth Willis
Piers Wenger
Productrice
Tracie Simpson
Une production BBC
Retrouvez le site dédié Doctor Who
sur france4.fr
La saison 4 de Docteur Who sera prochainement disponible en DVD, édité par France Télévisions Distribution."
Fiche artistique
Matt Smith (Doctor Who)
Karen Gillan (Amy Pond)
Caitlin Blackwood (Amelia Pond à 7 ans)
Arthur Darvill (Rory Williams)
Ian McNeice (Winston Churchill)
Alex Kingston (River Song )
James Corden (Craig Owens)
Tony Curran (Vincent Van Gogh )
Bill Nighy (Dr Black)
Michael Gambon (Kazran Sardick)
Katherine Jenkins (Abigail Pettigrew)
Steven Moffat interrogé par David Tennant, 10e doctor
Steven Moffat, co-créateur avec Mark Gatiss de Sherlock, auteur d’épisodes du Doctor Who, depuis la saison 1, remplace Russell T. Davies à la production exécutive de la Saison 5 de la série, véritable institution au Royaume-Uni
David Tennant : Donc Steven Moffat, scénariste réputé pour la télévision, où avez-vous grandi ?
Steven Moffat : J'ai grandi à Paisley
DT : A Paisley, à quelques mètres de chez moi.
SM : Et oui!
DT : Donc, une enfance dans l’Ouest venteux de l’Ecosse. Docteur Who a fait partie de votre enfance?
SM : Oh oui!
DT : Quelle était votre époque ?
SM : Je me souviens de Patrick Troughton incarnant le docteur ce qui était assez déconcertant. C'est à partir de Jon Pertwee que j'ai commencé à regarder pieusement chacun des épisodes. J'ai commencé à m'intéresser à l'envers du décor de la télévision grâce à Docteur Who. Je ne m'intéressais pas vraiment à ce qu'était la télévision, mais plutôt à comment ils créaient Docteur Who.
DT : Quels sont les ingrédients dans Docteur Who qui ont éveillé cette imagination d'enfant ?
SM : Pour un enfant, c'était aussi terrifiant. Il n'y avait aucun autre programme comme ça. Il n'y a aucun autre exemple de ce genre. C'est un travail difficile pour un scénariste, mais si tu es préparé à travailler dur, ça aide.
DT : Russell T.Davies déclare que c'est un des programmes les plus difficiles à écrire. Pourquoi cela?
SM : Dans Docteur Who, tu as une scène de deux minutes maximum du docteur et de ses compagnons dans le TARDIS, et quand tu passes la porte, tu découvres un nouveau monde avec de nouveaux personnages que tu dois présenter et mettre en scène en un épisode seulement. Chaque semaine tu dois avoir une idée percutante. Je pense que tu sais que tu tiens une bonne histoire pour Docteur Who quand tu réalises que c'était l'idée du siècle pour un long métrage. Ce sont des histoires de cette envergure qui peuvent donner naissance à un épisode de Docteur Who.
Doctor Confidential / BBC 2010
Entretien avec Matt Smith
BBC : Que ressentez vous à l’idée d’être le onzième Docteur ?
Matt Smith : Je suis déconcerté, je n'ai pas vraiment dormi, pour être honnête. Sincèrement, je n'ai pas dormi, j'ai même les yeux un peu cernés. Parce que c'est un symbole dans notre culture : mon grand-père le connaît, mon père le connaît… le personnage existe depuis 1963 et il a le même statut d'icône que Robin des Bois ou Sherlock Holmes et c’est à moi d’assumer cette responsabilité aujourd'hui. C'est excitant, angoissant, excitant… Excitant…ça m’empêche de dormir !
BBC : Quelle a été votre première réaction ?
MS : Quand j'ai su que j'avais obtenu le rôle, j'ai marché pendant trois jours de long en large chez moi. Je ne savais pas quoi faire : je me levais, m'asseyais, me relevais, je regardais un peu la télévision, je souriais en me disant : « je suis le docteur ! »… C'est bizarre, bizarre, bizarre… Ça te rend vraiment bizarre.
BBC : Est ce que c’était difficile de garder le secret ?
MS : Un vrai cauchemar de ne pouvoir rien dire à personne, parce que c'est comme tout secret, ça bouillonne en toi, et plus le temps passe, plus tu deviens fou, et plus c’est difficile de le garder pour soi. J'étais chez moi devant la télévision avec mon colocataire, et quand Docteur Who passait, je me disais : « Bon dieu, j'adorerais dévoiler que je suis le nouveau docteur » mais je ne peux pas. Mais c'est assez excitant, cette sensation espiègle de savoir que tu sais quelque chose que le reste de la Grande Bretagne ne sait pas encore…être au courant d’informations aussi cool.
BBC : En avez-vous parler à quelqu’un ?
MS : Il fallait que je le dise à quelqu'un ou je serais devenu fou, donc je l'ai dit à mon père. Il fallait que je le dise à quelqu'un. Mais c'est comme un secret gigantesque…extrêmement important.
BBC : Comment a réagi votre père à l’annonce de la nouvelle ?
MS : Il était assez déconcerté. Il a ri. Il était très fier parce qu'il adore la série. Il a parlé de Tom Baker puis de ses points de repère dans la série. Tous les gens de ma famille ont leurs propres points de repères dans cette série. Et quand mon grand-père va le savoir je ne sais pas ce qu'il va faire... Il était vraiment très fier et enthousiaste. Qu'est ce que tu fais avec ce genre d'informations ? « Tu sais, je vais jouer le docteur »… Même quand je le dis maintenant, ça me fait flipper…dans le bon sens.
BBC : Comment s’est passé l’audition ?
MS : Je ne sais pas, j'ai juste fait de mon mieux. J'ai essayé de donner ma version et de l'assumer. De faire des choix courageux. C'était très surréaliste, car encore une fois, je ne pouvais en parler à personne, c'était étrange… Un étrange processus. Je n'ai jamais passé d'audition comme celle-là auparavant.
BBC : Que deviez-vous faire ?
MS : J'avais pas mal de scènes et je les ai reçues la veille. J'avais quatre ou cinq scènes. Il y avait trop de texte à apprendre du jour au lendemain, j'ai donc dû me débrouiller comme je pouvais. On a travaillé les scènes, pris des notes, et on en a discuté. J'aimerais pouvoir vous dire ce qu'il y avait dans ces scènes, c'est amusant, il y a plein de choses qui se passent.
BBC : Avez-vous lu les scénarios ?
MS : J'ai lu deux scénarios, j'ai lu l’épisode 1 et l’épisode 4. Est ce que j'ai le droit de dire ça? Ils sont supers ! Ils déchirent. Steven est un très bon scénariste, drôle. Je ne peux pas en dire plus mais vous allez être gâtés.
BBC : A quoi ressemblera votre Docteur
MS : C'est un merveilleux voyage qui m'attend, j'ai six mois pour construire ce… « Seigneur du temps ». C'est une perspective qui m'emballe, car c'est ce que j'aime dans ce métier, c’est la découverte, un peu comme un détective. Ça m'emballe vraiment. Mais je ne sais pas… Il faut encore que je le construise !
BBC : Avez-vous été prévenu de la popularité que procure un tel rôle ?
MS : J'ai été averti et je pense que David Tennant pourra être une bonne source d'information, car il a fait face à cette popularité avec beaucoup de grâce, de dignité et d'enthousiasme. De toute façon, je pense que le travail est tellement intense qu'on n'a pas le temps d'être exposé à l'opinion publique. J'en ai parlé à quelques personnes, mais je vais me concentrer sur les mots, les pages… Et laissons faire le reste.
Doctor Who Confidential, BBC 2010
Un vaisseau culte, le TARDIS
Comme tous les Seigneurs du Temps, les habitants de sa planète natale dont il est l’unique survivant, Doctor Who voyage à bord du TARDIS (acronyme de Time And Relative Dimension In Space). Un vaisseau spatial pas comme les autres puisqu’il s’agit d’un organisme vivant, doté d’une conscience, malgré sa forme trompeuse de cabine téléphonique ! Grâce au TARDIS, Doctor Who se déplace, depuis quelque 900 ans, dans le temps et dans l’espace en se dématérialisant pour se télétransporter ailleurs presque instantanément. Dans cette toute nouvelle saison, l’intérieur du vaisseau s’est étendu, il possède une bibliothèque, une piscine et même un jacuzzi.
Le Tournevis sonique
« Rien n’est plus extra-terrestre qu’un bon vieux tournevis. » Que deviendrait le Doctor Who sans son arme fétiche ? Conçue sur Gallifrey, la planète des Seigneurs du Temps, elle s’apparente à un outil, tant elle est multifonctions… Au fil des siècles, Doctor Who en a possédé plusieurs de différentes sortes et designs. L’essentiel étant qu’elle soit le plus sophistiquée possible et puisse néanmoins être manipulée d’une simple pression du pouce…