Personne ne le comprend. Personne ne sait d'où il vient. Personne ne le prend au sérieux. Casablanca Driver est le plus mauvais boxeur de tous les temps ou du moins de cette année 1969. Suite à un malheureux concours de circonstances, "Casa" se retrouve face au champion de l'époque : Jimmy La Renta. Un combat totalement inégal à l'issue évidente et pourtant... Le miracle va peut-être avoir lieu.
Traité sous la forme d'un "Hollywood stories" (documentaire biographique américain), mêlant la fiction à de fausses interviews et archives, Casablanca driver est un "Fake documentary" burlesque. Maurice Barthélémy, le réalisateur, raconte comment lui est venu l’idée du film : « C'est en voyant "When we were Kings" que l'idée m’est venue de prendre le contre-pied de ce documentaire : Au lieu de raconter l'histoire du meilleur boxeur, en l'occurrence Mohammed Ali, filmer celle du plus mauvais de tous les temps, Casablanca Driver »… « L'idée d'un faux documentaire m'amusait bien. Et le milieu de la boxe est propice au burlesque : Keaton, Chaplin ou les Marx Brothers en ont fait la preuve. Un univers où on peut allègrement se prendre des gamelles et, en même temps, c'est un sport magnifique à filmer, très esthétique. »…« Je me réfère très clairement aux documentaires américains des années 1970. Les vieux docus ont une esthétique particulière : 16 mm, qualité de l’image aléatoire, décors de mauvais goût pour les interviews, des archives pauves…J’ai décliné l’univers 1974 sur tout le film. » Après "Casablanca" et "Papa", Maurice Barthélémy veut à nouveau passer derrière la caméra afin de réaliser un film s'intéressant à Human Bomb et à la prise d'otage d'une maternelle de Neuilly en 1993. Devant la caméra, Maurice Barthélémy sera, au printemps 2010, à l'affiche du film de Judith Godrèche "Toutes les filles pleurent".
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